Pourquoi, comment… ?

Vous vous posez certainement beaucoup de questions sur notre projet, et voici quelques réponses !

Qu’est-ce qu’un centre de soins de la faune sauvage ?

Les établissements qui pratiquent des soins sur les animaux de la faune sauvage, appelés communément
centres de soins ou centres de sauvegarde sont réglementés par des arrêtés ministériels et le code rural (texte initial du 11
Septembre 1992) qui définissent les normes et exigences imposées aux structures pouvant accueillir, soigner et
relâcher certaines espèces. Hors de ce cadre le recueil, la détention et le transport d’animaux sauvages sont interdits. Leurs objectifs est héberger, soigner et
entretenir les animaux de la faune sauvage momentanément incapables de pourvoir à leur survie dans le milieu
naturel et qui doivent y être traités en vue de leur insertion ou réinsertion dans le milieu naturel. Bref un simple lieu de passage pour les eux… nous ne sommes qu’un pont vers le retour à la vie sauvage !

Pourquoi vouloir créer un centre de soins pour la faune sauvage dans les Alpes-Maritimes ?

La diversité des paysages des Alpes-Maritimes entre mer et montagne abrite l’une des plus exceptionnelles
richesses biologiques de France à la fois floristique et faunistique. Un grand nombre d’espèces différenciées et
endémiques indispensables au bon fonctionnement des écosystèmes en font un véritable « hot spot » de
biodiversité même si la pression des activités humaines en fragilise le maintien.
Il faut préserver ce territoire ! Aujourd’hui chaque vie sauvée compte !
Par ailleurs, la faune sauvage blessée ou en détresse découverte dans les Alpes-Maritimes est, dans le meilleur des cas, transportée vers le seul centre existant dans la région Sud-PACA géré par la LPO à Buoux dans le Vaucluse et relâchée loin de son milieu d’origine. C’est donc une perte définitive pour notre faune sauvage.

Quels animaux pourront y être soignés ?

Un centre de soins n’a pas vocation à recueillir tous les animaux sauvages. Seuls les animaux en danger ou en
détresse et les espèces protégées y sont acceptés. Les espèces dites chassables sont prises en charge par l’OFB. Par ailleurs, s’agissant des animaux pour lesquels le diagnostic de survie et de retour à la vie sauvage est négatif, ils seront euthanasiés.
Le projet prévoit d’accueillir, compte tenu de ses surfaces de bâtiment et de la superficie du terrain extérieur, les espèces suivantes :

  • Sur l’ensemble du processus de soins jusqu’au relâcher, les passereaux, martinets, corvidés, petits
    rapaces diurnes et nocturnes, chiroptères, hérissons, écureuils roux, reptiles protégés.
  • Pour les soins d’urgence, avant transfert sécurisé vers un centre disposant des équipements adaptés
    les grands rapaces, grands oiseaux d’eau et les tortues d’Hermann.
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